Pourquoi tant de monde dénonce l’autoritarisme de Trump et de Poutine mais pas celui de Benjamin Netanyahou en Israël ? Par Mehdi Hasan

Source : The Intercept, Mehdi Hasan, 30-04-2018
Photo : Abir Sultan/AFP/Getty Images
Nous entendons beaucoup les libéraux de l’Ouest ces derniers temps concernant la montée en puissance de gouvernements autoritaires et intolérants à travers le monde : de la Russie de Poutine à la Hongrie d’Orban, de l’Amérique de Trump à la Turquie d’Erdogan ; de l’Inde de Modi aux Philippines de Duterte.
Mais nous n’entendons rien au sujet de Netanyahou en Israël – malgré le fait que le pays, comme l’ancien ministère israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben-Ami l’a concédé, « succombe à ses pulsions ethnocentriques les plus profondes » et se trouve « désormais sur le chemin le menant au club en forte progression des démocraties autoritaires, et il faut en remercier le Premier ministre Benjamin Netahyahou ».
Certains pensent que « sur le chemin » est un euphémisme. Selon Hagai El-Ad, directeur exécutif de B’Tselem, le Centre israélien d’information sur les droits de l’homme dans les territoires occupés, l’État juif pourrait être considéré comme un membre fondateur de ce club particulier car il a pris une « large avance » sur les autres. Par exemple, la pratique de « décrire l’opposition et notamment les organisations des droits de l’homme comme des traîtres, et aussi en appelant à des enquêtes criminelles sur elles… peut sembler familier aux observateurs de divers pays… dans lesquels les gouvernements autoritaires sont en progression », m’a-t-il dit lors du dernier épisode de Deconstructed [podcast de The Intercept, NdT], « mais Israël l’a déjà fait, bien avant ».Lire la suite

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